En bref
L’infirmité motrice cérébrale, ou paralysie cérébrale, est un trouble durable du mouvement et de la posture lié à une atteinte du cerveau survenue tôt dans la vie.
Symptôme : Trouble du mouvement et de la posture chez l’enfant
Durée indicative : Suivi régulier et durable, par étapes, au rythme de l’enfant
RDV : +237 6 94 88 58 36
Contenu relu et mis à jour le 17 juin 2026
L'infirmité motrice cérébrale (IMC), aussi appelée paralysie cérébrale, résulte d'une atteinte du cerveau survenue avant, pendant ou peu après la naissance. Elle se traduit par des difficultés durables du mouvement et de la posture : raideur musculaire (spasticité), mouvements mal contrôlés, équilibre fragile. Chaque enfant est différent, et l'atteinte va de très légère à plus sévère.
Ce n'est pas une maladie qui s'aggrave d'elle-même, mais les conséquences sur le corps peuvent évoluer pendant la croissance. La kinésithérapie ne fait pas disparaître l'atteinte cérébrale ; elle soutient le développement moteur, aide l'enfant à exploiter au mieux ses possibilités et prévient les déformations liées à la raideur.
Des objectifs adaptés à chaque enfant
Le kinésithérapeute pédiatrique évalue ce que l'enfant sait faire et vers quoi il peut progresser. Selon l'âge et l'atteinte, on travaille à tenir sa tête, à s'asseoir, à se déplacer, à se tenir debout ou à marcher, toujours par étapes, sans brûler les marches.
La lutte contre la spasticité est essentielle : étirements et mobilisations pour garder de la souplesse et limiter les raideurs qui, sans entretien, peuvent gêner la croissance des articulations.
Le jeu comme moteur
Avec un enfant, on n'« exécute » pas des exercices : on joue. Le praticien transforme le travail moteur en activités ludiques, à hauteur d'enfant, pour entretenir la motivation. Une séance peut être un peu fatigante, mais elle reste un moment positif.
Les parents, partenaires de la rééducation
Les progrès se jouent surtout entre les séances. Le kinésithérapeute montre aux parents des gestes simples (installations, étirements doux, jeux) à reproduire à la maison. À Yaoundé, où la famille est très présente, cet accompagnement au quotidien est un véritable levier. La prise en charge s'articule avec la rééducation pédiatrique et concerne directement les enfants.
Une prise en charge coordonnée
La rééducation s'inscrit dans un suivi médical (pédiatre, neuropédiatre) et parfois pluridisciplinaire. Le kinésithérapeute échange avec ces interlocuteurs pour fixer des objectifs cohérents et suivre la croissance de l'enfant.
