En bref
La sclérose en plaques est une maladie neurologique qui perturbe la transmission des messages nerveux et peut affecter la marche, l’équilibre, la force et la sensibilité.
Symptôme : Fatigue, troubles de la marche et de l’équilibre
Durée indicative : Suivi régulier, adapté aux poussées et à la fatigue
RDV : +237 6 94 88 58 36
Contenu relu et mis à jour le 17 juin 2026
La sclérose en plaques (SEP) évolue par poussées et/ou de façon progressive. Ses manifestations sont très variables d'une personne à l'autre : fatigue marquée, troubles de la marche et de l'équilibre, raideur (spasticité), faiblesse musculaire, troubles de la sensibilité. Deux patients ne se ressemblent jamais tout à fait, et les besoins changent dans le temps.
La kinésithérapie ne traite pas la maladie elle-même (c'est le rôle du neurologue), mais elle aide à gérer ses conséquences sur le mouvement : maintenir la marche, entretenir la force et la souplesse, économiser l'énergie, et limiter les complications de l'immobilité.
Comment la kinésithérapie peut aider
Après un bilan, le kinésithérapeute construit un programme à votre image. Il travaille l'équilibre et la marche, entretient la force des muscles encore disponibles, et lutte contre la spasticité par des étirements et des mobilisations. Une part importante porte sur la gestion de la fatigue : doser l'effort, fractionner, choisir les bons moments de la journée.
Le travail respecte un principe simple : solliciter sans épuiser. On évite de pousser jusqu'à la fatigue extrême, car elle peut accentuer temporairement les symptômes. La chaleur de Yaoundé étant un facteur connu d'aggravation passagère, les séances tiennent compte des heures les plus fraîches.
Adapter selon les poussées et les phases
Pendant une poussée, on lève le pied : le travail devient prudent et doux, en lien avec le médecin. Entre les poussées, l'objectif est de regagner et d'entretenir ce qui peut l'être. Quand la maladie progresse, la rééducation se concentre davantage sur le confort, les transferts et la prévention des raideurs.
L’intérêt du suivi à domicile
La fatigue rend les déplacements coûteux. Recevoir le kinésithérapeute chez soi évite ce coût et permet d'adapter les exercices à l'environnement réel. Le praticien peut aussi conseiller sur l'aménagement du logement et l'usage éventuel d'aides à la marche. Cette approche rejoint celle des troubles de la motricité et de la rééducation fonctionnelle.
En coordination avec le neurologue
La prise en charge s'inscrit toujours dans le suivi médical. Le kinésithérapeute échange avec l'équipe soignante, surtout lors des poussées ou d'un changement de traitement, pour ajuster les objectifs.
